Cartes mentales et outils visuels pour écrivains

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Depuis longtemps, les écrivains et les penseurs utilisent des moyens visuels pour ordonner leurs idées. Dès le XIIIe siècle, avec les arbres de connaissances de Raymond Lulle, puis au XVIIIe siècle, dans l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert, avec le Système figuré des connaissances humaines, l’arborescence s’est imposée pour relier les savoirs entre eux, bien loin des présentations linéaires classiques.

Dans les années 1970, Tony Buzan a popularisé la carte mentale sous sa forme contemporaine. Un sujet central s’y déploie en branches, en mots-clés et en couleurs, avec toujours la présence de pictogrammes. Cette organisation visuelle rejoint le fonctionnement naturel de la pensée, qui procède par associations d’idées plutôt que par listes successives. Elles se lisent en commençant en haut à droite, comme une horloge.

Dans l’ouvrage Des personnages uniques, les cartes sont prêtes à l’emploi. D’un mot à une image, d’un détail physique à une analogie, elles invitent à naviguer souplement dans le vocabulaire au lieu de parcourir des colonnes immobiles. Les cartes mentales offrent aussi un support précieux pour concevoir l’ensemble d’un univers de fiction : un personnage, un lieu, une relation ou même la structure d’un récit.